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Survivre à l’infidélité

Une infidélité a bouleversé votre relation mais malgré la douleur, malgré le choc, vous avez choisi de rester pour tenter de reconstruire.

L’un vit avec l’angoisse que cela recommence, le besoin constant d’être rassuré, de comprendre, de vérifier.

L’autre a le sentiment de ne jamais en faire assez, de ne pas réussir à apaiser la douleur,

et aimerait vite "tourner la page" … sans savoir comment s’y prendre sans blesser encore plus.

Vous avez l’impression de ne plus vous comprendre : la souffrance de l’un ne semble jamais vraiment reconnue, tandis que l’autre se sent enfermé dans une faute dont il ne voit pas l’issue.

Les mêmes scènes se répètent : les questions reviennent en boucle, la colère et la rancune surgissent, et le désir de "passer à autre chose" se heurte à une douleur encore bien présente.

Vous ne savez plus comment avancer sans raviver les conflits. Et peu à peu, l’espoir de retrouver la complicité, la légèreté, la sécurité… s’amenuise.

Et pourtant, vous vous aimez et vous voulez sauver votre relation ...

Pourquoi certains y arrivent et pas vous ?

L’infidélité laisse un véritable chaos émotionnel sur son passage.


Le couple passe en mode “survie” et, sans s’en rendre compte, adopte des mécanismes qui détruisent au lieu de réparer : contrôle, punition, évitement, suspicion…

Résultat : au lieu de recréer de la confiance, ces comportements nourrissent l’insécurité, la distance et parfois le désamour.

La vérité, c’est que la plupart des couples échouent à se reconstruire non pas par manque d’amour… mais par manque de compréhension de ce qu'ils vivent et par manque de moyens d'agir autrement !

Chacun se renferme et revendique : l'un la douleur d'avoir été trahi et le besoin d'être rassuré, l'autre son besoin de tourner la page le plus vite possible pour fuir la culpabilité.


Je le sais, je les reçois en consultation, ces couples se battent avec les mauvaises armes pendant des mois voire des années et arrivent en thérapie en bout de course ...

Ils sont épuisés et détruits. Ils sont frustrés de voir qu'aucun effort n'est suffisant, que l'angoisse que cela recommence est toujours présente. Ils restent coincés encore et encore dans les mêmes schémas qui alimentent le doute, la distance, la souffrance ...

Ils finissent parfois même par se détester et se séparer avec le sentiment amer et douloureux d'avoir tout donné et s'être épuisés "pour rien"...

Et comme si tout cela ne suffisait pas…


Comme si le chaos émotionnel, la perte de repères et l’épuisement ne rendaient pas déjà la reconstruction assez difficile…

Il faut encore affronter le poids du regard extérieur.

Les proches, les réseaux sociaux, la société entière semblent avoir un avis tranché sur l’infidélité :
ce qu’il faudrait faire, ce qu’il ne faudrait surtout pas faire, ce qui est “acceptable”, ce qui est “inadmissible”.

Et ces opinions viennent souvent renforcer la confusion, la honte, la culpabilité, la colère…

Pire encore : elles plantent dans l’esprit des croyances qui empêchent réellement de guérir, de réfléchir, de se reconnecter à soi et à ce que l’on veut profondément ...


Je propose de déconstruire ensemble ces croyances :

Croyance n°1 :

"Infidèle un jour, infidèle toujours"

La vérité c'est qu'une personne infidèle en sera toujours une si elle ne fait pas le travail nécessaire pour comprendre ce qui l'a mené à se trahir, trahir la personne aimée et se réaligner avec ce qui compte vraiment et ses valeurs profondes.

Avec un travail profond et sincère, il est tout à fait possible que cela ne se reproduise jamais.

Et pour un certain nombre de personnes, cela n'est pas du tout un mécanisme de fonctionnement mais plutôt une erreur de parcours.

Croyance n°2 :

" Pardonner, c’est cautionner "

Pardonner, ce n’est pas dire que ce qui s’est passé est acceptable.

C’est choisir de ne pas laisser la rancune dicter le reste de sa vie. Le pardon est d’abord un cadeau que l’on se fait à soi-même pour alléger son cœur.

C'est pouvoir dire "ok j'ai vécu ce traumatisme mais je ne suis pas mon traumatisme".

Croyance n°3 :

"Je suis bête de vouloir rester"

Choisir de rester et de se confronter à la douleur pour sauver son couple demande autant de courage que de partir. C’est un choix légitime et digne de respect.

Les personnes qui choisissent de rester ne devraient pas avoir honte. C'est un choix courageux et plein de sens.

Ces croyances alimentent la honte et le blocage émotionnel. Les déconstruire, c’est s'autoriser à enfin avancer ...


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